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Il y a une notion très importante dans l’Hyperphagie et qui est aussi duplicable sur ce qui touche l’alimentation en général.

 

Reprenons d’abord différentes définitions pour bien se comprendre dans la suite de cet article :

 

Hyperphagie_ : trouble alimentaire se traduisant par des crises de compulsion alimentaire ou de suralimentation lors des repas sans recherche de compensation (par le sport, par une restriction, par des purges)

 

C’est donc un comportement spécifique sur le plan alimentaire, qui, pour être identifié, demande à être couplé à différents autres éléments.

Comme par exemple, la relation au corps, le contexte, la structure de personnalité…

 

Ce qui veut dire que si de nombreuses personnes peuvent avoir des périodes ou quelques expériences de compulsions alimentaires (par exemple, du fait de changements hormonaux lors des cycles féminins) toutes ne sont pas hyperphagiques.

 

C’est très important de savoir faire cette différence.

On ne peut pas « étiqueter » toutes les personnes en surpoids par exemple « d’hyperphagiques » car la majorité ne le sont pas.

 

Elles ont par exemples d’autres difficultés (physiques, physiologiques, psychiques) dont le comportement alimentaire est un des points de souffrance… ou pas.

 

Toutefois, une fois hors de la notion hyperphagie/pas hyperphagie, il y a un élément souvent commun à ces personnes : La perte de sensation de la satiété.

 

Qui débute par la perte de sensation de faim bien souvent.

 

Ce qui amène ces personnes à manger (peu importe ce que c’est, ça peut être de la salade verte) sans avoir faim, sans signes physiques que le corps a besoin de consommer de calories, sans sentir que la prise alimentaire est à présent suffisante et que le corps est repu.

 

Ce qui met en mouvement la prise alimentaire est extérieur :

 

Extérieur mesurable : c’est l’heure de manger (manger avec les enfants de retour de l’école à 12h15, avec les collègues, en famille à 19h00…), une personne de l’entourage grignote un truc…
==> Là, il s’agit donc finalement de « suivre le mouvement »

 

Tiens, d’ailleurs ça me fait penser qu’on le fait souvent avec nos enfants : on leur demande de manger parce que c’est l’heure.

 

Pas parce qu’ils ont faim.

 

Et s’ils ont faim à 14h00 on leur demande d’attendre parce que ce n’est pas l’heure du gouter!

 

Sauf que manger sans avoir faim ne sert à rien.

C’est difficile pour beaucoup de gens d’intégrer ceci.

En même temps, on nous a tellement bassiné avec les « l’appétit vient en mangeant », « il est VITAL de prendre un petit déjeuner de roi, un déjeuner de prince et un diner de mendiant », « il faut prendre 3 repas par jour, non 5, non autant de petites collations que nécessaires », « un repas sans pain n’est pas un repas complet »… et autres conneries.

Car oui, s’en est. Où est le fonctionnement naturel et unique de l’individu la-dedans ?

Alors, oui on peut parfois donner des habitudes à notre corps.
Par exemple, dans mon dernier emploi le restaurant d’entreprise était bondé le midi et passer du boucan de l’open space au boucan de la cantine ne nous excitait pas des masses mes collègues et moi. On avait pris l’habitude de descendre manger à 11h45. Et bien au bout de quelques jours, à 11h30 nos estomacs commençaient a crier famine de concert lol

 

Par contre, il y a des personnes qui ne peuvent pas faire ça. Pour certains collègues c’était vraiment trop tôt. Et pour ma part ça fait presque 30 ans que mon environnement m’enquiquine (pour le dire poliment lol) pour que je prenne un petit déjeuner alors que 90% du temps, je n’ai pas faim le matin et que je n’en prends pas.

 

Toute personne qui a déjà mangé sans avoir faim sait comment on se sent (quand on le sent) après : le ventre lourd, la digestion lente (forcément pauvre corps qui n’a rien demandé, on lui colle du boulot!), des remontées acides, des reflux.. bref c’est pas la joie.

 

Et puis il y a l’extérieur non mesurable :

 

Un conjoint/collègue/patron/inconnu qui fait une remarque, qui crée un stress, qui vient taper volontairement ou pas, là où ça fait mal… et c’est le stresse-panique, les émotions en pagaille qui amènent un besoin de « réconfort ».

 

Entendons nous bien là aussi. Nous sommes nombreux à nous accorder une gourmandise lors d’une difficulté, d’une baisse de moral… le chocolat est d’ailleurs en tête des aliments roudoudous.

 

Ca ne veut pas dire que nous avons tous des troubles alimentaires. L’humain est un être d’émotions : l’alimentation émotionnelle fait partie de notre fonctionnement humain.

 

Dans l’hyperphagie, nous ne sommes pas dans une petite religieuse au chocolat avec un café pour se remonter le moral après une prise de bec ou une journée épuisante.

 

Nous sommes dans l’achat à la boulangerie de plusieurs viennoiseries, pâtisseries, qui seront dévorées (et non dégustées) sans plaisir et sans goût en peu de temps.

 

Pour détendre l’estomac : l’estomac distendu, c’est le corps détendu. .. au moins au début…

C’est un apaisement, court mais réel, qui est enfin trouvé.

 

Dans l’Hyperphagie, la personne qui a des compulsions alimentaires, a perdu ses sensations de faim, de satiété. Elle ne sent plus son corps que dans les douleurs, la lourdeur, du trop plein alimentaire.

 

L’approche corporelle de la Sophrologie va leur permettre de revenir aux sensations du corps, au retour de la perception de la faim, à la différencier de l’envie de manger, au besoin de remplir pour effacer, remplir pour vider les sensations ou les matérialiser pour certains.

 

Par un travail bien entendu doux, bienveillant car si c’est facile à écrire ici, ce n’est pas facile à expérimenter pour eux.

 

Un trouble alimentaire, est toujours le symptôme de quelque chose de plus profond (et il y a de nombreuses possibilités tant sur le plan psychologique que sur le plan physiologique!)

 

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