J’ai beaucoup de clients encore jeunes souffrant de troubles alimentaires depuis des années qui souhaitent suivre un chemin de libération.

La confiance que leurs proches leur porte revient souvent dans les échanges.

Un point revient souvent dans cette thématique, en fin d’accompagnement. « J’ai l’impression que je vais devoir leur prouver tout le temps que je vais bien »

Si les proches souffrent de la présence d’un trouble alimentaire, ils n’ont toutefois pas à exiger quoi que ce soit.

Vous savez que je suis cash quand je parle, je ne pratique pas la langue de bois. Donc ici, je vous parle de façon claire et directe, comme d’habitude.

Quand on s’engage sur un chemin de libération on le fait pour soi.

Pour retrouver une vie, quand depuis des années, il n’est question que de survivre difficilement. Même si l’image renvoyée aux autres ne le montre pas.

Quand les proches attendent des « preuves », des « démonstrations » d’une volonté d’aller « bien », ils ne sont pas soutenants. Ils sont exigeants et reportent sur leur enfant/compagnon/compagne/autre type de proche, la responsabilité de les soulager.

Cette responsabilité est un poids de plus. Parfois, un poids de trop.

Les proches vont souvent se voir envoyer bouler quand ils vont se mettre en position de victime. Remettant la charge de les sauver à la personne vivant ou ayant vécu avec un trouble.

Il est très important d’être conscient de ce qui se joue pour tous les membres d’une famille.

Il n’y a pas que la personne touchée par les troubles qui souffrent et peut avoir des attentes ou encore des stratégies de culpabilisation des autres.

C’est souvent tout le système qui fonctionne ainsi.

Entendre par exemple un proche dire qu’il ne croira à la libération que quand il la verra et que ce n’est qu’à ce moment-là qu’il fera confiance, est un coup de poignard dans le coeur pour beaucoup.

Plusieurs possibilités s’offrent alors :

  • S’échiner à lui montrer que tout va mieux. Lui laisser le pouvoir de valider si la personne va bien ou pas. Rester donc déconnecté de soi.
  • Continuer son chemin avec la pression, le doute. La culpabilité de ne pas être assez bien pour soulager ce proche rapidement
  • Le voir de moins en moins parce que sur le chemin de libération les avis évaluant de ceux qui ne savent pas ce que c’est ne sont plus les bienvenus.

Ce sont des situations compliquées émotionnellement mais qui arrivent assez souvent.

C’est pour ça que les 6 étapes du Sophro’Kintsugi permettent de renforcer la structure intérieure. Pour que la relation à soi se renforce, ce qui influence la relation aux autres.

Dés lors, plus rien à prouver tant la posture change.

La fin de certaines relations se montre alors, de façon un peu plus apaisée.

L’environnement non soutenant change. Certains liens se renforcent, d’autres se cassent.

De nouvelles rencontres se font aussi, plus en lien avec l’élan qui se vit à nouveau.



Se retrouver, c’est se positionner

Si vous souhaitez accompagner les personnes souffrant de troubles alimentaires sur ce chemin de libération avec plaisir, confiance et professionnalisme, je vous invite à découvrir les formations de spécialisation « Sophro’Kintsugi : troubles alimentaires ».

Destinées aux Sophrologues qui souhaitent proposer un chemin rassurant, bien positionné et passionnant dans la découverte de soi et de ce qui se cache derrière la présence d’un trouble alimentaire, elles vous permettent de saisir avec profondeur et sensibilité ce que vivent vos clients concernées.

Elles vous offrent un chemin d’accompagnement cohérent. Qui respecte le rythme de votre client et les limites du trouble avec lequel il vit.

Elles mêlent Sophrologie et Sophrothérapie pour accompagner là où c’est nécessaire.

Elles vous proposent des techniques inédites que j’ai développées au fur et à mesure des années et des accompagnements.

Elles vous proposent des adaptations pertinentes dans les techniques de Sophrologie traditionnelles.

Bref, en résumé : elles sont géniales ! (Vous ne pensiez pas que j’allais vous dire le contraire, j’espère 😆)

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