Quand on accompagne des personnes souffrant de troubles alimentaires, nous rencontrons souvent la présence d’un ou des traumatismes, mais ce n’est pas systématique ni obligatoire.

Il y a en effet de multiples origines possibles à l’installation d’un trouble alimentaire dans la vie d’un individu et le trauma en est une parmi d’autres.

Il est fortement dommageable de penser qu’il y a forcément un évènement déclencheur, traumatique ou pas, qui aurait amené un trouble alimentaire.

Certaines personnes passent des années à chercher un évènement qui n’existe pas et c’est très très frustrant.. car pendant cette recherche qui ne mène nul part, le trouble alimentaire est toujours là et peut empirer.

Dans un accompagnement sophrologique on ne va pas chercher s’il y a un trauma ou pas.

Quand l’accompagnement est « correctement » proposé par rapport au trouble alimentaire il n’est pas nécessaire de partir en mode inspecteur gadget qui met en service ses multiples techniques pour trouver l’évènement déclencheur.

Lorsqu’on accompagne un consultant à travers les 6 étapes de la Méthode Kintsugi que j’ai développée et partage dans mes formations destinées aux professionnels, il n’est pas nécessaire de chercher des truffes.

Tout simplement parce qu’en suivant ces étapes, s’il y a quelque chose, le contenu se présentera à la conscience sous la meilleure forme de l’instant… au bon moment.

Ici nous sommes dans le cas où le consultant n’a pas identifié clairement la présence d’un évènement spécifique dans son histoire.

Bien sur, il peut y avoir un partage d’évènement traumatique durant l’anamnèse.

Dans ce cas, on adaptera de façon nécessaire la guidance dans le respect des séquelles possibles apportées par le traumatisme vécu.

Quel lien pouvons-nous faire avec les troubles alimentaires ?

Nous l’avons abordé juste avant, il peut chez certaines personnes y avoir un traumatisme déclencheur.

Les troubles alimentaires ont comme fonction première de protéger l’individu…. tout en pointant le chemin qui mène aux rencontres intérieures nécessaires pour apaiser les aspects de soi qui vivent encore l’expérience avec toutes les émotions et sensations rattachées.

La présence du trouble alimentaire bloque l’expression de ces aspects intérieurs. Il est là pour mettre à distance l’expérience et tout ce qu’elle a apporté en intensité.

Cette stratégie du trouble alimentaire, toutefois n’est pas magique. Ca marche au début puis ça ne suffit plus.

Il est vraiment important de comprendre que nous sommes pleinement dans la fonction protectrice, dans le maintien de la vie après un traumatisme.

Pour tout simplement… continuer à fonctionner.

Et puis il existe aussi le traumatisme du trouble alimentaire.

Il me semblait important de vous parler de ce point.

Qu’il y ait un trauma a la base ou pas, toute personne vivant avec un trouble alimentaire peut l’expérimenter comme un traumatisme.

Il est important de prendre le temps de considérer cette réalité pour l’accompagner correctement.

Quand le trouble alimentaire est vécu comme un traumatisme, il peut laisser des traces dans la relation à soi, aux autres.

Il peut teinter toute la vie de la personne, ce qui est dommage si un travail de fond est réalisé de façon incomplète.

C’est pour ça que dans les 6 étapes de la Méthode Kintsugi, il y a la 4e étape. Elle est extrêmement importante aussi pour déposer l’expérience du trouble alimentaire et retrouver une vie complètement libérée.

Pour découvrir les 6 étapes de cette méthode dont je vous parle souvent dans mes articles, je vous invite à rejoindre une des prochaines conférences en ligne sur les troubles alimentaires.

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