Quand l’angoisse prend corps

L’angoisse peut prendre corps sous de multiples formes :

  • Migraine
  • Eczema
  • Nausées
  • Douleurs musculaires

Et parfois.. l’angoisse prend corps autrement.

« Prendre corps » : prendre le corps et vivre à travers le corps.

C’est ainsi que s’exprime la dysmorphophobie.

Véritable expression d’une angoisse profonde qui s’exprime a travers la perception du sujet à percevoir son corps.

Les personnes souffrant de dysmorphophobie sentent leur corps.

Elles vous le diront souvent.

  • Elles le sentent difforme
  • Elles le sentent trop gros
  • Elles le sentent trop long

Elles le voient aussi souvent.

Mais en premier lieu elles le sentent.

Ce que tout sophrologue ferait spontanément pour aider une personne souffrant de dysmorphophobie c’est de lui permettre de sentir son corps différemment.

Actualiser la perception de son schéma corporel.

La souffrance qu’exprime le client/patient/Sophronisé (au choix!) est effectivement de cet ordre.

Travailler sur cette actualisation du schéma corporel pourra permettre de sentir le corps « tel qu’il est vraiment » et non tel qu’il est perçu.

On pourrait alors se dire que le problème est resolu : grâce à cette nouvelle perception du corps tel qu’il est ici et maintenant l’objectif initial semble atteint

En vérité … il ne le serait pas.

Il ne le serait pas car ce serait se limiter à un symptôme.

Symptôme soulagé mais symptôme qui finira par être déplacé.

Pouvons-nous considérer que ne s’intéresser qu’au symptôme est suffisant?

Certains vous diront que oui.
Je vous dirai que non

Non parce que pour ma part, je ne considère pas avoir offert un réel soulagement en ne travaillant que sur un symptôme.

Parce qu’il y a toujours quelque chose derrière.

Quelque chose de plus profond, qui a besoin d’être rencontré, reconnu et considéré.

Travailler sur le symptôme c’est comme vouloir arroser une plante qui se meurt. Sans réaliser qu’elle étouffe car elle a besoin d’un pot plus grand.

Regardons s’il y a quelque chose qui étouffe chez nos clients/patients/sophronisés au lieu de se contenter d’arroser.

La sophrologie, pratiquée dans toute sa dimension phénomènologique, est une ressource qui va permettre de rencontrer ce qui est derrière le symptôme.

Derrière l’angoisse.

Derrière cette perception de soi comme étant difforme, insuffisant..

En rencontrant ce qui est derrière, devinez ce qui va se passer?

La perception du corps va évoluer d’elle même.

Et c’est seulement à ce moment là qu’un accompagnement doux sur le schéma corporel peut se faire.

Un accompagnement pour non plus tant chercher à actualiser le schéma corporel mais pour vivre pleinement la présence du corps libre de l’angoisse.

Encore faut il comprendre comment le symptôme fonctionne. Car c’est avec lui qu’on travaille (et non contre lui)

Si vous souhaitez proposer des accompagnements aux personnes souffrant de dysmorphophobie, cette perception « erronée » de la forme du corps qui transforme le quotidien en un véritable enfer, je vous invite à découvrir la formation « sophro’dysmorpho ».

Une formation de spécialisation en ligne pour les sophrologues qui vous permettra de comprendre ce qu’est vraiment la dysmorphophobie et surtout, de proposer des techniques adaptées.

Dont certaines que j’ai développées pour mes accompagnements et que je partage avec vous.

Dans le contexte actuel qui est très anxiogène, la dysmorphophobie explose car elle donne du sens à ce qui est si vivant et incompréhensible en soi.

Alors si ça vous parle, je vous accueillerai avec grand plaisir dans cette formation.

Quand l’angoisse prend corps