Je me posais cette question en conduisant cet apres midi.

Bien souvent, quand on nous parle d’être fort ou forte on nous invite à maintenir une tension.

Dans un contexte perso particulier sans importance ici, j’ai réalisé que j’ai longtemps confondu force et solidité. Et ça ne m’a pas rendu service 🤣

Quelle différence entre les deux, me demanderez-vous? (Ou pas, mais pour la suite de cet article on va faire comme si vous souhaitiez le savoir!)

Mes réflexions de cet après-midi m’ont menées à bien observer le fonctionnement de chacun.

La force est en réaction : elle est tension pour « tenir le coup » face à quelque chose. Elle est en mouvement.

La solidité est passive : rien à faire pour être solide. Elle n’a pas besoin de s’appuyer contre. Elle est, c’est tout.

Bien souvent on cherche à être fort, donc à tenir en réaction à quelque chose.
Le soucis c’est que quand on vous répète depuis des années que vous êtes forts… il n’est pas simple de se sentir solide! En gros on vous dit que vous savez résister mais pas que vous savez laisser passer.

Car oui, c’est aussi de cela dont il s’agit. Être solide c’est ne pas être ébranlé par le premier coup de vent. C’est le laisser nous contourner.

Ce n’est pas pour autant être rigide ! (Je vous vois venir petits malins!)

C’est plutôt être aligné.

Être la, avec cette qualité de présence et de connaissance de soi qui permettent de dire, sans même avoir à parler, « parle à ma main » à ceux qui ont du temps à perdre en essayant de nous dominer.

Peut-on se sentir solide sans se sentir fort? Bien entendu.

S’appuyer sur la solidité pour nourrir la force est l’ultime harmonie entre les deux.

Difficile quand on vous dit que seule la force peut vous tenir n’est-ce pas?

Si seule la force nous tient debout, que se passe-t-il si la tension disparaît ? Que se passe-t-il si nous n’avons plus ce sur quoi nous appuyer pour être fort?

Vous connaissez la réponse : un effondrement.

Cet effondrement n’est pas possible, ce serait tout notre monde intérieur qui glisserait avec.

Pour éviter cette glissade, il n’y a pas trente six mille solutions : rester en résistance et donc être tout le temps en situation de résister à x,y ou z.

Quitte à le chercher (bonjour les décisions à la con qu’une partie de nous regrette à peine prises, bonjour les mauvais choix de compagnon/compagne/amis, bonjour les boulots insatisfaisants), voir même, à le créer !

Oui le créer : créer du conflit par ex, saboter ce qui fonctionne pour se mettre en situation de résistance …. Vous voyez l’idée 😉

Pour passer de la force à la solidité, il n’y a pas mille destinations possibles. Mille chemins possibles, certainement. Mais ils visent tous à un point essentiel : renforcer notre structure intérieure.

Rencontrer ce qui a besoin de l’être. Apaiser ce qui est en réaction.
Intégrer tout ce qui est la.

Ça ne prend pas trois semaines, ça ne prend pas 10 séances.

Ça demande de la constance et un certain courage. Celui de s’ouvrir à la possibilité d’une autre relation à soi et un sacré changement dans la relation aux autres!

Développer cette solidité sur laquelle la force va s’appuyer, plutôt que d’être dans une réaction perpétuelle épuisante, va permettre de s’offrir la perception de cet espace inférieur serein.

Vous savez quoi? Il est déjà là. Êtes-vous prêt à le rencontrer ?

Nous pouvons en parler si vous le souhaitez.