Durant les années passées à travailler au contact des patients diabétiques, de leurs proches, des soignants qui les accompagnent, que ce soit en libéral ou en milieu hospitalier, j’ai entendu à de nombreuses reprises l’expression de la culpabilité.

La culpabilité des adultes diabétiques qui regrettent des excès alimentaires passés
Celle d’adultes qui espéraient passer à travers cette « tare » familiale
Ou encore celle de parents qui se sentent responsables du diabète de leurs enfants

Ce n’est pas forcément rationnel, nous sommes bien d’accord. Et cette culpabilité n’est finalement pas juste. Personne n’est coupable ou responsable des maladies qu’il déclare (ou pas) dans sa vie.

Les proches aussi culpabilisent. Il est facile de s’en vouloir pour des éléments sur lesquels nous n’avons pas réellement la main.

La culpabilité n’a parfois pas de sens.

Il y a quelques années, j’ai perdu un ami des suites d’un cancer.. il est parti rapidement. Je n’avais rien à voir avec ça objectivement. Et bien j’ai culpabilisé.

Finalement, peut-être qu’il y a un terreau propre à la culpabilité et cet évènement va venir la nourrir.

En tous cas, les patients diabétiques et les proches avec qui j’échangeais portaient souvent cette culpabilité comme une chape de plomb.

Qui modifie profondément les relations dans le système familial. Avec les amis.

Qui modifie durablement le regard que l’on porte sur la vie.

Donc, il y a tout  un travail d’accompagnement passionnant pour le Sophrologue à proposer aux personnes diabétiques et à leurs proches à propos de la culpabilité.

Car une maladie chronique n’engage pas seulement celui qui la vit dans son corps. Elle impacte fortement les proches également.

Pour en savoir plus sur le Diabète et les axes d’accompagnements intéressants à proposer aux personnes diabétiques, tu peux t’inscrire pour recevoir des informations sur le diabète !