Boulimie : le pouvoir de l’oubli


Parmi les trois principaux troubles alimentaires, nous trouvons :

  • L’anorexie
  • L’hyperphagie
  • La boulimie

Si le premier est un trouble alimentaire restrictif et le second un trouble compulsif.. le dernier présente la présence des deux.

Oui c’est bien de cela dont il s’agit lorsque nous parlons de boulimie : de périodes de restrictions enchainées avec un ou plusieurs compulsions (voir pour certaines personnes plusieurs jours de compulsions).

Concrètement, la boulimie est un trouble alimentaire d’une violence extrême.

Le balancement entre la restriction et la compulsion est souvent jalonné de stratégies de purges.

Une purge sert tout simplement à « nettoyer » le corps de la charge calorique des crises mais pas seulement.

De la charge psychologique de ce dérapage également.

De la culpabilité, de la honte, des stratégies de plus en plus complexes pour cacher cette perte de contrôle… pour continuer de faire croire à tous que tout va bien.

Que « tout est sous contrôle ».

Mais ce n’est pas vrai. Tout n’est pas sous contrôle et quand ça l’est, ça ne tient pas souvent dans le temps.

Ce qui me touche particulièrement, c’est que les personnes souffrant de boulimie vont souvent le cacher. Et pour certaines mettre en avant la phase de restriction en cachant les phases de décompensation.

Pas par manipulation comme on peut le lire et l’entendre parfois.

Par honte, par gène…. De ne « pas réussir à tenir le contrôle ».

Certaines personnes vont développer la boulimie en « premier trouble alimentaire ». Pour d’autres ce sera sur le chemin de guérison d’un autre trouble alimentaire.

Il n’est pas rare d’expérimenter un autre trouble alimentaire quand on chemine vers la guérison.

Ainsi :

  • Une personne souffrant d’anorexie peut basculer vers les crises de compulsions suivies de purge lorsqu’elle retrouve des sensations.
  • Une personne souffrant d’hyperplasie peut basculer vers la mise en place de purge qui n’étaient pas présentes auparavant, en cherchant à « reprendre le contrôle »

« Si je me sens vraiment comprise, j’évoque quelquefois les crises, les vomissements, l’auto mutilation (tout cela vide d’une douleur) »

Voilà le mot est dit « comprise ».

Car c’est l’espace de sécurité et de confiance qu’offre l’accompagnant qui fait que le patient/client/consultant va pouvoir se poser et reconnaitre la présence des crises tout en leur laissant l’espace de vivre.

Car voilà la fonction des purges : l’oubli.

L’oubli de la présence de la crise précédent, vous l’aurez compris.

Mais aussi, l’oubli de ce qui tend le corps, de ce qui tend la tête.

L’oubli de souffrances passées et présentes vécues comme impossibles à partager

L’oubli de soi, la possibilité de donner corps à ce qui, dans la vie passée ou présente de la personne souffrant de boulimie, mérite d’être « dégueulé », d’être rejeté… comme si ça n’avait jamais existé.

Rejeté de soi à soi dans un premier temps, puis de soi vers les autres.

Pour en savoir plus sur la boulimie, son fonctionnement et son impact dans la vie des personnes qui en souffrent au quotidien, je t’invite à t’inscrire à la prochaine conférence en ligne que j’offre aux Sophrologues qui souhaitent se former à l’accompagnement souvent complexe des personnes souffrant de boulimie.

Je t’y retrouverai avec joie pour te partager de nombreuses autres informations et t’accueillir dans la formation de spécialisation qui fera de toi un sophrologue spécialiste de la boulimie.

Boulimie : le pouvoir de l’oubli