Dans cet article, nous porterons un regard sur les troubles alimentaires et l’addiction et notamment sur leur fonction dans les troubles alimentaires.

Comme très souvent, nous allons retrouver des spécificités en fonction du type de trouble alimentaire.

Nous passerons rapidement sur les troubles restrictifs (comme l’anorexie).

Ces personnes souffrent en effet peu d’addictions aux substances permettant d’oublier ou à l’alcool.

On peut trouver une forme d’addiction au sport mais c’est surtout reprit par l’aspect intérieur de l’individu utilisant l’anorexie comme stratégie d’apaisement.

Certaines études auraient démontrées chez certaines personnes une forme d’addiction à la perte de poids.

Ce qui est certain, c’est que dans ces types de trouble alimentaire, le chemin de récompense est perturbé.

La perte de poids est ainsi vécue comme une récompense qui apporte des sensations agréables et un soulagement temporaire mais bien réel de ce qui crée de fortes tensions intérieures.

Ainsi, la privation alimentaire et la pratique d’une activité sportive intense sont des stratégies pour stimuler cette sensation de récompense… qui demande d’aller de plus en plus loin pour être ressentie.

Nous sommes donc sur une fonction et un fonctionnement particulier.

C’est surtout dans la boulimie et l’hyperphagie que nous retrouverons le plus d’addictions.

Le coté compulsif de ces troubles alimentaires est une porte d’entrée pour les addictions.

L’objectif des compulsions étant l’apaisement, quand ces dernières deviennent insuffisantes d’autres stratégies deviennent nécessaires.

On retrouve ainsi chez certaines personnes souffrant de troubles compulsifs une consommation d’alcool, de drogues et autres éléments permettant d’apporter une forme d’apaisement.

Dans ce contexte, les produits consommés le sont comme la nourriture dans les crises : sans véritable choix, sans plaisir, dans l’objectif de fuir les sensations, d’endormir, d’apaiser, de réconforter…

Dans un accompagnement sophrologique :

Il est très important de libérer la parole pour permettre le partage de ces consommation qui s’ajoutent aux compulsions alimentaires.

Il n’est pas question (il n’en est jamais question d’ailleurs) d’en faire une généralité, car ça ne concerne pas tout le monde.

Dans certains cas, il est important de coordoner l’accompagnement sophrologique avec celui d’un professionnel de l’addiction.

Comme vous pouvez probablement l’imaginer, la présence d’une addiction peut rendre le chemin de libération plus long et plus complexe.

Notamment en fonction de l’étendue de l’addiction, du volume et de la durée depuis laquelle elle est installée.

La présence d’addictions, peut avoir des séquelles physiques et psychologiques pour celles et ceux qui vivent avec au quotidien.

Toutefois, la sophrologie phénoménologique peut apporter le développement d’une fine présence amenant une acceptation douce et progressive des sensations qui sont à fuir et de mise à distance des sensations recherchées lors de la fuite par les substances.

En général, le trouble alimentaire est là en premier et l’addiction vient s’ajouter en stratégie de renforcement et d’entretien d’un état dissociatif déjà présent.

Les deux premières étapes de la Méthode Kintsugi que j’ai développée et partage dans mes formations destinées aux professionnels, permettent de développer une autre forme de présence à Soi et de vivre des premiers changements, qui se mettent en place tout en douceur et se renforcent sur le chemin.

Petit à petit la personne découvre qu’elle peut rester un peu plus longtemps avec ce qui la dérange grâce au développement d’une certaine sécurité intérieure… et se tourner peut-être progressivement, et d’elle-même, vers une stratégie de soulagement plus douce en attendant de rencontrer les contenus intérieurs concernés.

Pour découvrir plus en détails la Méthode Kintsugi dont je parle plus haut, je vous invite à me rejoindre à la prochaine conférence sur les troubles compulsifs qui se tiendra bientôt en ligne.

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